Animées par le Service Agronomique de la Coopérative Agricole Lorraine, les réunions techniques ont avant tout pour vocation de permettre une actualisation des connaissances de chacun avant le retour dans les champs ; c’est le top départ de la nouvelle campagne. Tirant des enseignements de l’année passée, tout en veillant à éliminer les événements les plus atypiques, et considérant les préoccupations des adhérents, le Service Agronomique y a exposé les perspectives pour construire les prochains itinéraires techniques. Invitant ainsi chaque participant à repartir sur de nouvelles bases de travail, qui se veulent fiables.

« Comment réduire les charges sans compromettre le potentiel de production ? », traitée lors des rencontres, cette question prend tout son sens car cette année, les préoccupations agronomiques sont directement liées à des préoccupations économiques.

Si les réponses apportées comportent forcément les démarches d’optimisation déjà mises en place en général : valorisation de la génétique la plus robuste pour limiter les phytos, anticipation des risques, meilleure évaluation des dosages d’azote (grâce à la technologie), … Celles-ci doivent être combinées à une forte implication technique : effectuer plus d’observations et être plus réactif, raisonner différemment. Il est nécessaire de réduire les risques au départ en ayant un recours plus régulier à l’agronomie.

« Bon nombre de nos adhérents vont dans ce sens ; ils sont motivés, essaient de trouver des solutions en se posant les bonnes questions pour travailler de façon optimale » assure Claude Chalon qui travaille, au sein du Service Agronomique, à optimiser chaque poste d’un itinéraire de production pour le rendre plus économique sans compromettre le potentiel de production : « nous n’avons pas de baguette magique, mais des solutions existent !»

Le savoir-faire, la proximité et le capital connaissance des personnes de terrain de la CAL leurs permettent de délivrer des conseils justes et avisés. Leurs compétences et connaissances sont locales grâce au travail réalisé en amont et à la base de données constituée lors des essais. « Nous sommes à l’écoute : toutes les questions doivent être posées ».

D’un point de vue technique, la CAL se positionne en faveur de l’expérimentation, notamment à travers la démarche DESIR (Dispositif d’Expérimentation de Solutions Innovantes et Rentables). Cette action globale vise à identifier les points critiques et à récolter les informations nécessaires sur les aspects bloquants afin de permettre aux agriculteurs d’avancer. Elle s’inscrit dans la continuité de ces réunions techniques, abordant des thématiques plus précises et de façon plus approfondie : l’agronomie et la vie du sol dans CULTUR’Sol, la précision des interventions et l’exploitation des technologies les plus récentes dans CULTUR’Innov, la production de biomasse et la valorisation des digestats de méthanisation dans CULTUR’Gaz. Les enseignements issus de ces nouvelles approches ouvrent des perspectives passionnantes et enrichissantes pour tous.